jeudi 27 août 2015
Fleurs du Karwendel fin août 2015
Fleur rencontrées le 27.08.2015 le long du 'chemin de Goethe' (Goetheweg) entre Hafelekar et le chalet de Pfeis (Pfeishütte) dans le Karwendel autrichien.
mardi 25 août 2015
La prise de Scharnitz et de la Porta Claudia par les armées napoléoniennes en 1805
| Portrait du général Comte Dumas, Musée de l´Armée à Paris |
MATHIEU DUMAS Comte. Lieutenant-général des armées du roi.
PRECIS DES EVENEMENTS MILITAIRES OU ESSAIS HISTORIQUES SUR LES CAMPAGNES DE 1799 A 1814. (T III).
A Paris chez TREUTTEL et WURTZ libraires 1819.
Voici un extrait du tome troisième de ce Précis des événements militaires...consacré á la campagne de 1805 qui vit les armées napoléoniennes alliées aux Bavarois passer par Mittenwald pour pénétrer en Autriche.
Ce texte complète le texte consacré au 76e de cavalerie, déjà publié dans un post précédent. Les noms propres sont recopiés à l´identique du texte.
Pour des photos de la région parcourue par les armées napoléoniennes, cliquer ici (sentier des Français/ Franzosen Steig et Grünkopf) et ici (Porta Claudia)
L´extrait
[...]
Les seuls points par lesquels on pouvait envahir cette province [le Tyrol NDLR] étaient le passage de Fuessen, celui de Scharnitz, et la vallée de l’Inn par Kuffstein. Le point de Fuessen était trop rapproché de la masse des forces ennemies; celui de Kuffstein, au contraire trop éloigné, aurait donné à l´ennemi le temps de se rassembler dans la vallée de l’Inn, et de nous opposer des forces trop supérieures. Il ne restait donc que le passage de Scharnitz , au centre d’une ligne trop étendue et trop disséminée.
Ayant par ces motifs déterminé son point d´attaque au passage le mieux fortifié par la nature et l’art, le maréchal Ney quitta la vallée du Lech , et remonta par sa gauche vers les sources de l’Iser. Après avoir marché par Pollingen, Murnau et Werdenfels, il arriva le 5 novembre à Garmischgau, et dans les environs de Mittenwald et de Partenkirch : il détacha le général Loison avec une partie de sa division , pour s’emparer du fort et du défilé de Leitasch, qui se trouve un peu à droite et sur les revers de la haute sommité qui domine les ouvrages de Scharnitz. Pour y parvenir, cette colonne, guidée par des chasseurs de chamois, dut s´engager dans des sentiers regardés comme impraticables. Surpris par cette attaque imprévue, se voyant entouré par une force très-supérieure, le commandant de ce poste fortifié capitula et se rendit avec trois cents hommes.
Le général Loison divisa alors sa troupe en deux colonnes : l’une, achevant de franchir le col , se porta sur Seefeld pour tourner entièrement le pas de Scharnitz; l’autre gravit plus haute sommité presque inaccessible, par les revers du côté de Leitasch, escarpée et coupée à pic du côté de Scharnitz; si l’on pouvait atteindre jusqu’au sommet, le feu des tirailleurs devait plonger à revers le retranchement, rendre la défense excessivement périlleuse , et le service des pièces de canon , dont le retranchement était garni, tout-à-fait impossible.
Le 69e régiment de ligne formait cette seconde colonne, qui réussit à escalader ces rochers; c´étaient les mêmes soldats dont la valeur avait décidé l´affairre d´Elchingen ; aucun obstacle ne put les arrêter. Pour se défendre des balles et d’une grêle de pierres que les chasseurs tyroliens faisaient pleuvoir sur eux, ils attachèrent leurs sacs sur leur tête: couverts de cette espèce de boucliers, embarrassés de leurs armes, ils s´accrochaient aux arbustes, aux racines, fichaient les baïonnettes dans les fentes, s´entraiaient et gravissaient ainsi d´un roc à l´autre. Les coups de carabine et les quartiers de roche qui écrasaient ou entraînaient au fond des précipices quelques-uns de leurs camarades, animaient de plus en plus ces intrépides soldats; ils atteignirent enfin le sommet ou les Tyroliens se croyaient tellement surs de ne pouvoir être attaqués, qu´ils y avaient emmené leurs femmes et leurs enfants; ils furent dépostés aprés s´etre opiniatrement défendus, et presque tous pris et désarmés. Les aigles du 69e, plantées sur la cime des rochers, servirent de signal à l´attaque de front que le maréchal Ney avait préparée, et que celle du 69°, par le flanc gauche et par la. gorge, rendit aussi prompte que décisive. Le fameux retranchement de Scharnitz, espèce de demi-couronne construite à grands frais , ayant un large fossé taillé dans le roc , fut emporté d'assaut, et soit dans le fort même, soit à Seefeld, dix-huit cents prisonniers, un drapeau et 16 pièces de canon restèrent au pouvoir des Français. Maître de ce boulevard du Tyrol (l´ancienne_Porta Claudia), le maréchal Ney se porta sur Inspruck, où il arriva le 7 novembre. Cette capitale était évacuée , et l’archiduc Jean s’était retiré par la route du Brenner, et tenait ce passage important au centre du Tyrol , pour protéger les troupes qui évacuaient le Vorarlberg, et devaient se réunir à lui. Le maréchal trouva à l´arsenal d’Inspruck un grand nombre de pièces d’artillerie, seize mille fusils, et un approvisionnement de poudre très-considérable. Mais un trophée plus précieux, fut la prise que fit un des régimens de son corps d’armée (le 76°), des drapeaux qu’il avait perdus dans le pays des Grisons , et qui avaient été déposés à l’arsenal d’Inspruck. Pendant que le maréchal Ney pénétrait ainsi au centre du Tyrol, le 7’ corps de la grande armée , composé de deux divisions , et commandé par le maréchal Augereau, s’était avancé , de Stockach, sur Lindau et Bregenz. A son approche, le général Jelachich , qui commandait dans le Vorarlberg, fit évacuer les postes que ses troupes occupaient sur le lac de Constance, et les repli vers le camp retranché de Feldkirch : elles furent poursuivies et bientôt étroitement resserrées. Soit que l’ordre de l’archiduc Jean, d’évacuer le Vorarlberg, fût parvenu trop tard, soit que la rapidité et la vigueur avec lesquelles le général Maurice Matthieu , à la tête de sa division , poursuivit ce corps autrichien , ne lui eussent pas laissé le temps de faire sa retraite par la vallée de Pludenz, toutes ses communications se trouvèrent coupées. Tous les défilés du Tyrol septentrional, depuis la prise de Scharnitz, avaient été forcés ou abandonnés; il n’y avait plus un seul poste autrichien dans la grande vallée de l’Inn. [...]
lundi 24 août 2015
La prise de Mittenwald, de Scharnitz et de Leutasch par les armées napoléoniennes en 1805
Voici un extrait d´un ouvrage consacré au 76e de cavalerie, une partie de la brigade Roguet, dirigée par le Maréchal Ney dans la campagne d´Allemagne et d´Autriche, où il est question de la région de Mittenwald.
L´ouvrage est accessible en ligne comme livre numérique gratuit.
L´extrait
[...]
Il ne restait donc à Ney que sa 3e division (Malher) et la 2e brigade (Roguet) de la 2° division. Le 76e [...] fait partie de cette brigade. Il avait en outre 150 cavaliers et un peu d'artillerie.
IV. — Marche sur Inspruck.
Dans quelles conditions s'effectue la marche. —Le maréchal Ney, chargé d'envahir le Tyrol et de couvrir ainsi le flanc droit de la Grande Armée en marche sur Vienne, « avait heureusement choisi, dit Thiers, le débouché de Scharnitz, la porta Claudia des anciens, pour y pénétrer ».
« C'est l'un des accès les plus difficiles de cette contrée, mais il avait l'avantage de conduire droit sur Inspruck, au milieu des troupes disséminées des Autrichiens qui, s'attendant peu à cette attaque, étaient répandus depuis le lac de Constance jusqu'aux sources de la Drave.
« Le maréchal Ney avait à peine 9 à 10 000 hommes 2, soldats intrépides comme leur chef et avec lesquels on pouvait tout entreprendre. Il leur fit escalader dans le mois de novembre les cols les plus élevés des Alpes, malgré les rochers que les habitants précipitaient sur leur tête; car les Tyroliens, fort dévoués a la maison d'Autriche, ne voulaient pas, ainsi qu'on les en menaçait, passer sous la domination de la Bavière. »
Itinéraire jusqu'à Mittenwald. — La colonne du 6° corps quitta les environs d'Ulm, précédée seulement d'une faible avant-garde et de la cavalerie. Les cantonnements de chaque jour furent échelonnés sur la route suivant Tordre des troupes pendant la marche.
Le 76°, en tête de colonne, part le 5 brumaire (27 octobre), à 10 heures du matin, passe Piller près d'Ulm, à Unterkirchberg, tourne au sud, et arrive dans la nuit à Memmingen. Le lendemain, marche vers l'Est : le 76°, toujours en tête, pousse jusqu'à Turkheim sur la Werlach.
Le 7 brumaire (29 octobre), le 76e part dès 7 heures du matin, franchit le Lech à Landsberg et cantonne à Burgen, Schwetflingen et Hoffstetten prèsde Landsberg où presque toute la colonne est réunie. Le sous-lieutenant Guy François Glatigny , du 76e, qui marchait à l'avant-garde, reçut, ce jour-là, un coup de feu à l'épaule gauche.
Le 9 brumaire (31 octobre), la colonne reprend sa direction primitive vers le sud et le 76° atteint Weilheim, où il cantonne avec le 69e.
Le 10 brumaire (ler novembre), la brigade Roguet continue le mouvement vers le sud, atteint Murneau, remonte un affluent de Tlsar, traverse Partenkirchen et s'établit à Garnischgau.
Le 11 brumaire (2 novembre), marche sur Mittenwald : une compagnie de voltigeurs du 76° forme l'avantgarde avec une compagnie de voltigeurs et une compagnie de grenadiers du 69e. Nos cavaliers se sont repliés. En arrivant devant Mittenwald, la petite avant-garde trouva le défilé occupé par un détachement de 60 hommes de l'archiduc Louis.
Attaqués immédiatement par nos voltigeurs et 25 chasseurs du 10°, les Autrichiens sont dépostés et laissent entre nos mains 1 officier et 43 hommes prisonniers. 200 hommes sortis du fort de Scharnitz *pour secourir le poste de Mittenwald furent rejetés dans le fort avec le même entrain. La brigade Roguet prit possession de Mittenvald, surveillant avec ses grand'gardes les chaussées de Scharnitz et de Leutasch. La 3° division n'était encore qu'à Garmischgau.
Le lendemain 12 brumaire (3 novembre), le 6e corps garda à peu près les mêmes positions. Dans la fusillade qui eut lieu aux avant-postes, le sous-lieutenant Glatigny, déjà blessé le 29 octobre, reçut un coup de feu à la hanche gauche. Les reconnaissances nous apprirent que les deux forts de Scharnitz et de Leutasch, qui barrent le passage de la vallée de l'Isar à celle de l'Inn, étaient sérieusement occupés.
Prise du fort de Leutasch. — Ce même jour (12 brumaire), le général Loison reçut du maréchal l'ordre de se porter le lendemain à Seefeld avec la brigade Roguet, pour y couper la retraite aux défenseurs du fort de Scharnitz, que Ney se proposait de faire attaquer par sa 3° division.
Il devait passer par Lautersée, Farchensée, le mont Loecthen et le petit fort de Leutasch. C'était une rude tache; mais « on pouvait tout tenter avec la brigade Roguet ».
L'avant-garde, formée de 6 compagnies de voltigeurs (celles du 25° Léger, du 69° et du 76° de ligne), arriva non sans peine jusqu'au pied du Loecthen.
Là, au milieu des bois qui couvrent le flanc nord de la montagne, il fallut gravir homme par homme un sentier tortueux taillé dans le roc et dominé par un poste détaché du fort de Leutasch. La position de ce poste était si avantageuse que le petit détachement qui l'occupait aurait pu barrer la route à toute la division. Il fut néanmoins repoussé par l'avant-garde.
Nos voltigeurs, à peine au sommet du Loecthen, en redescendent les pentes sud-est en se dirigeant de manière à tourner le fort.
Leutasch était occupé par le 4° bataillon du régiment de Kinski, à l'effectif de 760 hommes, et par un millier de Tyroliens. Il était armé de 4 bouches à feu. Son commandant, informé de notre arrivée, alla à notre rencontre avec 150 Autrichiens, une pièce et un corps tyrolien. Il eut le même sort que son poste du Loecthen et fut si brusquement repoussé qu'il dut se retirer jusqu'à Seefeld.
Lorsque le gros de la brigade arriva, les voltigeurs, malgré le feu violent de la défense, avaient déjà franchi le petit ruisseau de Leutasch qui couvre le flanc gauche du fort. Pendant que le 69°, avec un de ses bataillons, fait face au front nord dans la prairie qui en forme le glacis, et, avec l'autre bataillon, tourne l'ouvrage par sa gorge, le colonel Lajonquière, du 76°, reçoit l´ordre d'envoyer son premier bataillon sur le flanc droit du fort pour empêcher toute sortie de ce côté, et de se porter, avec le 2e, vers la gorge de l'ouvrage à la gauche du bataillon du 69° déjà établi sur ce point.
Il était quatre heures. Le 2° bataillon était formé en colonne pour l'assaut, quand le général Loison fit sommer le commandant du fort de capituler. Leutasch se rendit avec 580 Autrichiens dont 50 blessés, quelques Tyroliens et 3 bouches à feu. Le reste avait réussi à s'échapper dans les montagnes.
La brigade Roguet reprit alors sa marche sur Seefeld. Elle y arriva à 11 heures du soir et dut en forcer l'entrée en essuyant le feu de quelques paysans tyroliens.
Le 76e bivouaqua en arrière du village avec le 69°; les voltigeurs furent disposés de manière h garder tous les débouchés. Nos pertes étaient presque nulles.
Prise du fort de Scharnitz. — Le 14 brumaire (5 novembre), dès une heure du matin, le commandant du fort de Scharnitz ayant appris la capitulation de Leutasch, décampa en toute hâte avec son artillerie, laissant seulement une cinquantaine d'hommes à la porte Claudia, pour lui servir de rideau et ralentir la marche de notre 3e division qui ne pouvait manquer d'arriver bientôt.
Vers 4 heures du matin, les avant-postes de la brigade Roguet furent attaqués par les Autrichiens qui venaient de Scharnitz et voulaient h tout prix se frayer un passage pour gagner Inspruck.
Nos avant-postes sont d'abord refoulés sur Seefeld : « Prendre les armes et marcher à l'ennemi, dit le rapport du maréchal Ney, fut l'affaire d'un moment. La 2° compagnie de grenadiers du 76e se porte sur la route d´Inspruck, pour couper toute retraite à l´ennemi, tandis que les autres compagnies de grenadiers et l'infanterie des deux régiments attaquent de front les Autrichiens et les mettent en déroute. »
L'ennemi nous laissa 300 prisonniers et 12 pièces, toute son artillerie.
Le soir même la brigade Roguet, conduite par le général Loison, entrait à Inspruck, où le maréchal Ney porta son quartier général. La brigade n'avait perdu, clans les journées de Leutasch et cle Scharnitz, que 8 tués et 23 blessés.
Le 76° prit position à Vittau, à la porte d'inspruck.
*Le défilé de Scharnitz était déjà retranché du temps des Romains. En 1628, l'archiduchesse Claudia fit construire le front de fortification qui porte son nom.
[...]
La gorge de la Partnach à Garmisch / Partnachklamm
La gorge de la Partnach, en allemand Partnachklamm, est une curiosité géologique qui consiste en une longue et étroite gorge creusée dans des couches calcaires du massif du Wetterstein par la Partnach, un affluent mineur du Danube s'écoulant dans les Préalpes orientales septentrionales.
La Partnach est longue de 18 kilomètres et se jette dans la Loisach qui elle-même rejoint l´Isar, un affluent majeur du Danube dont il rejoint la rive droite à Deggendorf.
dimanche 23 août 2015
Beaux lacs bavarois: le Wildensee (Mittenwald)
Situé à environ une heure de marche de Mittenwald à 1136 mètres d´altitude, il se trouve sur le flanc Kranzberg et fait face au massif du Karwendel. Propice à la baignade. Nombreux taons.
Inscription à :
Articles (Atom)
